Championnat de France en Normandie : suprématie d’Amandine Gomez, de Stephan Foppolo et de la ligue Occitanie

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parGuillaume Eugene

Le championnat de France s’est bien déroulé les 5 et 6 septembre dans le secteur de Barfleur, en Normandie, et comme d’habitude, avec les coefficients très forts lors de la semaine de repérage, il a été compliqué de bien préparer le terrain. Les coefficients étaient faibles pour le championnat, ce qui laisse beaucoup plus de facilité pour accéder à certaines zones et une eau bien bien plus claire. La semaine de repérage a été faite avec de gros coefficients, ce qui ne permettait pas d’avoir de temps sur l’étale, et encore moins sur l’état de marée basse qui serait au milieu de la compétition. Ceci étant dit, c’est toujours la même chose en Normandie et, à ce jeu-là, les locaux ont souvent l’avantage mais cette fois-ci Stéphane Foppolo a été le plus fort avec un cinquième titre de champion de France. Il a su prendre l’avantage sur la zone de Barfleur le premier jour avec 13 poissons valables et bien lourd dont une dorade royale de 2.7kg.

Le second du national, c’est Mathieu Gonzalez, qui a réussi une très belle première manche avec pas moins de 5 dorades royales et qui a su sauver les meubles sur la seconde, un peu comme Stephan.

Aurélien Bouzon n’a pas réussi à faire une bonne première manche, mais il s’est imposé sur la seconde, avec 18 poissons, ce qui lui permet de remonter à la 5e place. Encore une belle remontada !  Du côté des hommes, le 4e participant de l’Occitanie est Guillaume Eugène, qui a connu beaucoup de déboires sur la semaine et qui a tout de même réussi à se placer 8e, à quelques points du podium, ce qui confirme une certaine suprématie pour la ligue Occitanie.

Classement (10 premiers)

D’autant plus que chez les femmes, le championnat a largement été remporté par Amandine Gomez, avec une très, très belle pêche le second jour.

Le podium féminin : Loane Paraboshi (2nd), Amandine Gomez (1er) et Emma Roussel (3ième)

Stéphane Foppolo gagne ici son cinquième titre de champion de France, ce qui est exceptionnel et complète un palmarès incroyable. Mathieu Gonzalez se retrouve une seconde fois vice-champion de France, ce qui confirme sa place au sein de l’équipe de France.

Le podium : Mathieu Gonzales, Stefan Foppolo et Mathieu Mouchel (3ième, Normandie)

Prochain objectif pour Amandine, Stephan, Aurélien et Guillaume : le championnat d’Europe au Monténégro

Pensez à les soutenir sur https://www.helloasso.com/associations/ligue-ffpsa-occitanie/formulaires/1.

CR de Amandine Gomez (championne de France) :

Nouvelle année, nouveaux objectifs… mais cette année, une nouvelle difficulté : je me fais une double lésion musculaire au dos avant le championnat.

Un repérage douloureux, mais on ne lâche rien. 9 h à 11 h en mer par jour pour gratter une zone où l’on ne connaît rien ! J’apprends énormément chaque jour, ça me plaît !

1er jour difficile, mauvaise stratégie : je commence dans le courant, trop profond. 2 h de perdues… Je fais attention à ne pas me blesser de nouveau, je me rabats sur mes autres zones et j’arrive à sauver les meubles…

2e jour, je garde la même stratégie, mais je ne commence pas par le large. 1 h dans l’eau et j’ai fermé mon quota de mulets et de vieilles avec de gros poissons. Pour faire une bonne remontée, pas le choix : il faut ouvrir beaucoup de différentes espèces… Je me concentre donc sur cela.

Je vais chercher un lieu, puis un tacaud, et je ne lâche rien. Je continue de chercher les bars… Je finis par en prélever 2, mais un seul de valable. L’autre fera 44 au lieu de 45…

Je finis la deuxième journée avec 28 300 pts… Je gagne la 1re place féminine. Je suis assez contente, j’ai pris beaucoup de plaisir…

Maintenant, préparation du championnat d’Europe !

Bravo aux filles, aux vainqueurs, à tous les participants et surtout bravo et merci aux organisateurs. Mention spéciale pour mon Valentin Galliero, que j’ai embêté 50 fois par jour pour les cales de mise à l’eau !

Merci à mes 2 pilotes, Alfredo Guerra et Matteo Poinard ! On aura bien rigolé !

Amandine avec sa belle ceinture du J2

CR de Stephan Foppolo (Champion de France):

J1

On démarre avec mon binôme Baptiste sur un tas de gros blocs ronds au ras du sable. L’eau est très claire, mais je tombe derrière un bloc fermé, à l’opposé des blocs ouverts… Pas terrible. Je pousse l’apnée et rien, je décolle et là, au-dessus de ma tête, derrière le bloc, il y a 7 ou 8 bars d’un bon kilo et demi qui claquent comme des fous… Deuxième apnée, j’en prends un qui allait gicler d’un bloc et, la suivante, la grosse rouge de 2,5 kg repérée. On file plus au large, sur 14 m, sur une faille à vieilles. Une descente et une grosse rouge de plus s’ajoute dans la glacière. Bon début.

C’est quasiment l’étale et on passe donc sur une zone plus profonde, sur 19 m, où sparidés (grises et royales) et tacauds étaient présents lors du repérage. Je prendrai un beau tacaud bien maillé et une grise. Un bar de plus finira dans le bateau, pris en glissant à l’indienne entre les blocs.

On file ensuite très en terre, sur une zone à l’abri entre deux remontées, mais surprise : avec la descente, quasiment tout est hors d’eau… En enchaînant les agachons, je prendrai 4 mulets, une grosse dorade royale de 2,7 kg (en décroche une bien plus grosse) et un bar débonnaire qui faisait des huit entre deux blocs.

On termine le J1 avec treize gros poissons, qui nous donnent la première place.

J2

Le problème, avant même de commencer, c’est qu’on n’a pas trouvé les mulets… On démarre sur une zone à bars où des centaines d’individus me montent dans l’eau claire à chaque apnée… mais tous autour de la maille. J’en prends 3 et 2 belles vieilles en 1 h 30. Je tire une grise juste à la maille et vois les maquereaux, mais impossible à toucher.

On enchaîne sur deux zones à lieus, mais que du non-valable sera vu. Puis, en bout de zone, sur un éboulis, je prends coup sur coup deux beaux tacauds. Et là, il reste 3 h et pas la moindre idée d’où je peux prendre les mulets… Alors j’enchaîne les agachons au bord et verrai des dizaines de beaux bars sans un seul mulet. Seul un gros rouget bien maillé sera pris. Mais il vaut beaucoup de points avec l’ouverture famille.

On change de coin et, en dérive entre les têtes de roches, j’arriverai quand même à faire un mulet valable et un non-valable. Tout ce qui sera vu par la suite étant trop petit.

Je finis avec 11 poissons valables, mais avec les 18 poissons d’Aurélien, la donne va changer… jusqu’au dénouement de la pesée, où je conserve ma première place au général. Un 5e titre !!! Trop content de le prendre en Normandie, fief incontesté des Normands habituellement.

En plus, Mathieu finit second également du général et Aurélien, à une quête près, serait à nos côtés.

Je remercie grandement Baptiste pour cette semaine partagée dans le Grand Nord 😜, et Sigalsub pour son soutien sans faille.

Stephan et sa belle dorade du J1

CR de Mathieu Gonzales (Vice-Champion de France) :

Première manche – Barfleur. J’avais une réelle envie de pêcher le secteur de Barfleur, où j’avais repéré beaucoup de beaux poissons. Je démarre au nord du parcours, sur une belle pierre à bars, mais celle-ci est malheureusement vide au départ. Je décide de rester dans le secteur et d’enchaîner plusieurs points. Je tombe alors sur des dorades et parviens à en prendre une, ainsi qu’une grise et un rouget. À l’étale de basse mer, je décide de revenir sur ma pierre à bars avant de repartir vers le sud. Cette fois, deux beaux bars sont présents et j’arrive à en prendre un sous la dalle. Je poursuis ensuite vers les pierres à mulets, où les poissons sont présents de manière assez irrégulière. Je parviens à en prendre un avant de rejoindre une zone où j’avais repéré une importante concentration de dorades. La zone tient ses promesses malgré le changement de courant, qui m’oblige à adapter légèrement ma stratégie. Je ferme rapidement mon quota avec des dorades entre un et deux kilos. Je file ensuite au bord pour prendre quelques mulets supplémentaires. Je termine la manche avec 12 poissons et prends la 2e place, à 91 % du score de Stéphan Foppolo. Une première journée qui me permet donc de prendre une bonne position avant la seconde manche.

Deuxième manche – Cherbourg. Je démarre cette deuxième journée avec confiance, tout en sachant que le plus dur reste à faire. Le parcours est clair dans ma tête et j’ai beaucoup travaillé les différentes zones en fonction des horaires de marée. Je commence par les mulets repérés en grande quantité au bord. Malheureusement, les poissons sont décalés et je ne les retrouve pas comme prévu. Je décide de ne pas m’acharner, sachant que d’autres pierres peuvent les tenir plus tard dans la journée. Après près de deux heures d’insistance et plusieurs agachons infructueux, je change de secteur et monte sur un cap rocheux. Je m’arrête sur des blocs repérés au sondeur, mais que je n’avais encore jamais vérifiés. La zone est magnifique et les bars sont bien présents. Malgré plusieurs occasions, je manque deux beaux poissons, dont un qui me contourne avant de revenir doucement à l’appel. La flèche le coiffe, et je dois rapidement évacuer cette frustration pour rester concentré sur la suite. Le secteur est ensuite pris par Micky Fourreau. Je préfère garder mon calme et poursuivre mon parcours plutôt que de rentrer dans une bataille de postes. Cette séquence me déstabilise cependant et le doute s’installe. Après trois heures de compétition, je n’ai que deux poissons valables au compteur. Nous décidons alors de rejoindre le bord pour visiter les pierres à mulets. Une cavité abrite un individu et je parviens rapidement à fermer mon quota. Il me reste alors un peu plus de deux heures pour compléter mon quota de bars et prendre les derniers poissons nécessaires. Je réussis à prendre un bar, puis poursuis mes recherches malgré plusieurs nouvelles occasions manquées. Sur une petite épave dans peu d’eau et avec beaucoup de courant, je finis par prendre une vieille. À une vingtaine de minutes de la fin, je cherche encore quelques zones pour effectuer des dérives. Je tombe finalement sur une pierre où évoluent de beaux tacauds et parviens à prendre le plus gros à un quart d’heure du terme. Je termine cette deuxième manche avec 11 poissons. Je ne réalise pas la journée que j’espérais, mais je parviens à sauver l’essentiel : conserver ma deuxième place au classement général, à un rien du titre.

Au terme des deux manches, je termine donc 🥈 vice-champion de France au classement général et 🥇 champion de France dans la catégorie Senior 23-50 ans. Je suis particulièrement fier de ce résultat, notamment après une deuxième manche difficile mentalement. Cette compétition m’aura beaucoup appris sur la gestion des moments de doute et sur la capacité à rester concentré sur ce qui est maîtrisable, jusqu’à la dernière minute. Je tiens à féliciter chaleureusement Stéphan Foppolo, qui remporte le titre et confirme une nouvelle fois son immense talent. Il termine devant moi pour seulement quelques pourcents, preuve d’une compétition très serrée. Bravo également à Mathieu Mouchel pour sa belle 3e place, et à mon Valentin Galliero, qui aurait lui aussi mérité bien plus. Une pensée également pour Aurélien Bouzon, qui termine 5e et manque le podium à la suite d’une petite erreur de règlement.

Cela aurait été magnifique d’avoir trois Languedociens sur le podium normand ! Je tiens également à féliciter nos féminines : trop fortes ! 💪 Bravo Amandine pour ton 5e titre, que tu as su aller chercher dans l’adversité. Ce n’était vraiment pas gagné, bravo ! 👏 Je remercie enfin Julien Russier, qui m’a accompagné pendant ce déplacement, soutenu et assisté tout au long de la compétition. Son aide a été précieuse. Un grand merci également à Grégoire Delonnay, qui m’a accompagné pendant toute la semaine de repérage. Son expérience du secteur, ses analyses et sa connaissance de la zone m’ont énormément aidé à construire mon parcours. Enfin, bravo aux compétiteurs normands et un grand merci à tous les bénévoles pour leur investissement dans l’organisation de ce Championnat de France. Une belle aventure humaine et sportive, et surtout une grande fierté de continuer, année après année, à me mesurer aux meilleurs et à chercher toujours un peu plus loin le dépassement de soi.

Mathieu et son pilote Julien

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